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Sommeil de bébé

Le sommeil des enfants de 0 à 11 ans

Petit dormeur ou grosse marmotte ? Chaque enfant a son rythme. Voici tout de même le temps moyen de sommeil par tranches d’âges :

  • Bébé : 16 à 19 heures par 24 heures (généralement après chaque tétée ou biberon)
  • Enfant de 1 an : autour de 15 heures (nuit + sieste l’après-midi)
  • Enfant de 3 ou 4 ans : environ 12 heures (nuit + sieste l’après-midi)
  • Enfants de 4 et 11 ans : autour de 10 heures (fin des siestes l’après-midi)

Comme chez l’adulte, il y a chez les enfants des « trains d’endormissement » qu’il vaut mieux ne pas louper. Parce que guetter l’arrivée du marchand de sable fait aussi partie du métier de parent, voici quelques signes de fatigue qui ne trompent pas :

  • succion du pouce
  • pleurnicheries
  • irritabilité
  • hyperactivité

ASTUCE

Vers les 3-4 ans, aidez votre enfant à reconnaître lui-même ces signaux, en lui expliquant qu’il a besoin de dormir pour se sentir mieux.

Comment préparer votre enfant au sommeil

C’est le soleil de votre vie et comme le soleil, heureusement, il se couche chaque soir. Voici quelques astuces pour faire de ce moment un vrai temps de partage et de complicité avec votre enfant. Les bons rituels qui remplaceront le baiser angoissé et interminable.

Ralentir progressivement

Pour que les enfants comprennent qu’il est temps d’aller au lit, il convient de les préparer graduellement. Pyjama, dîner, petite histoire : c’est à vous d’instaurer les étapes qui, à heures fixes, permettront à votre enfant de se calmer, de faire la transition en douceur. Avec le temps, son cerveau va considérer cette suite de petites actions comme un chemin vers le sommeil.

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Supprimer les écrans

Regarder un dessin animé ou jouer une énième dernière partie de jeu vidéo avant d’aller dormir est une fausse bonne idée. En effet, la lumière bleue émise par les écrans stimule l’éveil et trouble la sécrétion de mélatonine (hormone de l’endormissement qui régule notre rythme de sommeil). Les enfants qui jouent ou regardent des vidéos sur ordinateur ont tendance à différer leur endormissement d’une heure environ. On quitte donc les écrans au moins une demi-heure avant d’aller au lit et on oublie la télévision dans la chambre, ou la tablette sous la couette.

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Le saviez-vous ?

Les enfants entre 3 et 14 ans passent en moyenne 1h par jour devant les écrans.

Manger ce qu’il faut, quand il faut

Le dîner idéal pour un sommeil de qualité ? Au moins 30 minutes avant d’aller au lit :
– Une bonne dose de féculents (riz,  pommes de terre)
– Quelques protéines (œuf dur, tranche de jambon, quelques crevettes)
– Des légumes, un laitage et un fruit – histoire de conserver l’équilibre alimentaire
– Pas de bonbons ni boissons sucrées (soda, sirops, jus de fruits) et caféinées. On oublie donc le biberon de chocolat ou de jus de fruits au lit, sous peine d’avoir à soigner les fameuses dents de sucre (caries précoces sur les dents de lait).

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Faire des papouilles aux huiles essentielles (avec prudence)

Pour apaiser bébé, vous pouvez le masser doucement avec des huiles essentielles dès l’âge de 3 mois. Si certaines sont strictement interdites aux touts petits (huile essentielle de menthe, d’eucalyptus, de sauge), d’autres ont des vertus relaxantes, voire sédatives. Il s’agit notamment des huiles essentielles de camomille noble, mandarine, bois de rose, géranium rosat, orange douce, Petit Grain Bigaradier et ylang-ylang. Veillez à bien adapter les dosages selon l’âge.

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Raconter une histoire

« Il était une fois, un petit garçon de ton âge mignon et gentil comme toi.
Ses parents l’abandonnent dans la forêt.
ll rencontre un ogre qui veut le manger. »

Bonne nuit chéri :-*

Grimm, Andersen ou Perrault aimaient-ils les enfants ? On peut se le demander en relisant leurs histoires d’orphelins, d’égorgeurs de femme et de loups dévoreurs de vieille dame. Peut-être une dent contre les parents alors ? Non bien sûr. Bien au contraire. Les contes pour enfants sont de véritables ascenseurs émotionnels. Ils leur permettent d’exorciser leurs peurs primaires comme l’abandon ou la séparation.

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Un moment d’échange privilégié

Si les contes classiques impressionnent trop vos petits bouts, des alternatives s’offrent à vous : lire des albums de jeunesse rigolos (au hasard : L’âne Trotro et son lit, ou Non Pas Dodo !), jouer à un jeu calme, chanter une berceuse, ou écouter attentivement votre enfant raconter sa journée. L’important est de créer moment d’échange qualitatif lors duquel il évacue le stress de la journée et se sent en sécurité.

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Savoir interrompre l’interminable baiser du soir

«Mamaaaaan… Câliiiiin !». « Mamaaaaaan, t’as pas dit bonne nuit à Monsieur Nounours !». « Mamaaaaaaan, un verre d’eau ! ». Vous avez sûrement déjà eu droit à ce petit manège à l’heure du JT. Passé 30 minutes, vous pouvez raisonnablement considérer que la plaisanterie a assez duré. Pour mettre fin a ces jérémiades, vous avez deux options :
a) Vous offrir un semi-remorque de boules quies
b) Faire preuve de patience et répéter gentiment (mais fermement) à votre chérubin qu’il faut dormir pour être en pleine forme demain et retrouver ses copains.

Nous vous recommandons plutôt l’option b).

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Faut-il obliger l’enfant à dormir ?

Avant 6-7 ans, l’enfant n’est pas encore capable d’aller se coucher quand il détecte ses signes de fatigue. C’est donc à vous, parents épuisés et à bout de nerfs aimant et responsables, de lui imposer d’aller au lit. Mais attention à ne pas faire de la chambre un lieu de punition. Le coucher doit rester un moment de plaisir ; la chambre d’enfant, un repère qu’il aime et bien à lui. À proscrire, donc, les sentences du genre : «Si tu n’es pas sage, tu vas au lit !».

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La chambre, le bruit, la lumière : silence, on s’endort !

Si Tendresse et Sécurité sont les mots d’ordre pour le rituel du coucher, Calme et Solitude sont ceux de l’endormissement. Confortablement installé dans son petit lit douillet et rassuré par son fidèle doudou, bébé peut maintenant affronter la longue nuit noire. Le laisser seul plusieurs heures dans la pénombre, c’est déjà lui apprendre l’autonomie.

Quelles sont les conditions optimums pour que votre enfant s’endorme paisiblement ?

  • Température ambiante de la chambre : entre 18 et 20°C
  • Aération : tous les jours, 2 x 15 minutes minimum
  • Luminosité : une veilleuse à projection peut éclairer le plafond pendant 5 ou 10 minutes. Plus tard, votre enfant vous demandera certainement de laisser la porte entrouverte avec la lumière du couloir allumée. Pour les plus grands, qui se réveillent tout seuls, certains réveils possèdent un mode nuit.
  • Bruit : une veilleuse musicale peut jouer une berceuse en boucle quelques minutes. Une porte entrouverte qui laisse entendre le ronron de la maison (bruits de cuisine, TV en sourdine, voix des parents) peut aussi rassurer.

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Dodo en terre inconnue : les bons réflexes

Bébé doit dormir en voyage ou chez un tiers (vacances chez les grands-parents, dîner chez des amis) ? Si vous pouvez emmener son lit pliant tant mieux. Sinon, le transat feront aussi l’affaire. Il existe même des sacs à langer convertibles en couffin ! Pour que votre enfant se sente un peu chez lui, pensez simplement à emporter les objets qu’il aime : sa couverture de naissance, le-doudou-qui-sent-bon-la-maison, etc.

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Terreurs nocturnes, mort subite du nourrisson… les démons de la nuit

Vous voilà dans les bras de Morphée à ronfler paisiblement quand soudain : un hurlement déchire la nuit. Votre enfant s’agite, pleure, présente des signes de grande angoisse. Il va même jusqu’à vous rejoindre dans la chambre ou faire un tour dans la cuisine… sans même se réveiller ! Que faire ? Réponse : rien. Terreurs nocturnes et somnambulisme sont courants chez les enfants vers l’âge de 3 ans. Ces crises sans gravité surviennent pendant les phases de sommeil lent et profond. Nos recommandations :

  • Pour les terreurs nocturnes : le laisser dormir et attendre qu’il se calme tout seul
  • Pour le somnambulisme : le recoucher en faisant attention à ce qu’il ne se blesse pas
  • Éviter de lui en parler le lendemain matin pour ne pas l’affoler (il ne se souviendra de rien)
  • Lui donner un rythme régulier et veiller à ce qu’il ait son quota de sommeil

Mort subite du nourrisson

Le taux de mort subite du nourrisson a diminué depuis 30 ans. C’est en 1994 que le ministère français de la Santé lance une grande campagne de prévention et de sensibilisation sur le sujet. Les recommandations qui en découlent : coucher bébé sur le dos, ne rien mettre dans le lit comme les peluches, un tour de lit etc, mettre bébé dans une gigoteuse à sa taille, ne pas surchauffer la chambre, garder bébé dans son berceau mais dans la chambre parentale jusqu’à ses 6 mois.

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Au secours, bébé refuse de dormir !

Votre petit bout rechigne à aller au lit ? C’est normal, surtout vers les 2-3 ans. À cet âge, ils ont besoin de prouver qu’ils sont déjà des grands en refusant systématiquement d’aller dormir. D’autres n’ont tout simplement pas envie de quitter les activités attrayantes de la journée. D’autres enfin ont peur de l’obscurité. Chez l’enfant, dormir est souvent source d’appréhension. La nuit est un monde obscur et silencieux où l’on perd le contrôle. Pour ces boules d’énergie habituées à jouer, apprendre et faire des câlins, il n’est pas toujours évident de se retrouver tout seuls dans le noir et de s’abandonner au sommeil. Leur imaginaire débordant peuple la chambre de monstres-de-la-vieille-armoire-qui-grince, de fantômes-de-sous-le-lit et autres sorcières-des-toilettes (mais si voyons, celle qui relève la cuvette quand papa vient juste de passer !). C’est la fameuse (et tout à fait normale) «angoisse de la petite mort» mise en lumière par Françoise Dolto. Adoptez une attitude rassurante, de bons rituels et un peu de patience.

La peur de dormir peut aussi être le signe d’une forte inquiétude. Par exemple témoin de tensions familiales, l’enfant exprime son anxiété en développant une sorte d’hypervigilance. Cela arrive notamment quand la situation entre les parents lui semble fragile ou instable. Dormir revient alors pour lui à baisser sa garde. Et si tout ce qu’il aime disparaissait à son réveil ?

Quoi qu’il en soit, accueillez avec bienveillance ses éventuelles peurs sans les minimiser. L’humour (sans moquerie) est également un bon moyen de désamorcer les grosses frayeurs.

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Problème de sommeil chez l’enfant : qui consulter ?

Somnifères et autres sirops apaisants sont à éviter absolument chez les jeunes enfants. Si votre petit bout présente des troubles du sommeil persistants, mieux vaut faire appel à un professionnel. Votre pédiatre ou votre médecin de famille peut vous conseiller à ce sujet.

Mariana Anghjulina

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