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La santé de bébé

Pour ou contre les vaccins de bébé ? Ce qu’il faut savoir

Bon à savoir — Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis de votre médecin, pédiatre, sage-femme ou de la PMI. Seul un professionnel de santé peut évaluer une éventuelle contre-indication à un vaccin pour votre enfant.
En bref

  • En France, la question « pour ou contre » se pose dans un cadre légal : plusieurs vaccins sont obligatoires chez le nourrisson, et l’Assurance maladie en compte 13 depuis janvier 2025.
  • Depuis le 1er janvier 2025, la vaccination contre les méningocoques B et ACWY est devenue obligatoire pour les nourrissons.
  • Les vaccins obligatoires conditionnent l’accueil en crèche et en collectivité : une justification est demandée à l’admission.
  • Les premières injections se font dès 2 mois, souvent lors des examens de suivi du nourrisson, qui sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.
  • Vos doutes sont légitimes : le bon interlocuteur reste le médecin, le pédiatre ou la PMI, qui peut répondre point par point.

Faut-il faire vacciner son bébé ? Beaucoup de parents se posent la question, surtout face aux informations contradictoires qui circulent sur les réseaux sociaux. Cet article ne tranche pas à votre place : il explique ce que dit la loi française, pourquoi ces vaccins sont proposés si tôt, ce que contiennent les vaccins combinés et comment aborder vos inquiétudes avec un professionnel de santé. Pour le détail des injections mois par mois, consultez notre guide du calendrier vaccinal du nourrisson.

Les vaccins de bébé sont-ils obligatoires en France ?

Oui, une partie d’entre eux. Les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sont obligatoires depuis plusieurs décennies (respectivement depuis 1938, 1940 et 1964). En 2018, huit vaccins jusque-là seulement recommandés sont devenus obligatoires pour les enfants nés à partir de cette date, soit onze au total. Une nouvelle étape a été franchie au 1er janvier 2025 avec l’obligation de vacciner les nourrissons contre les méningocoques B et ACWY.

Les maladies concernées par l’obligation sont aujourd’hui les suivantes :

Maladie Statut
Diphtérie, tétanos, poliomyélite Obligatoires de longue date
Coqueluche, Haemophilus influenzae de type b, hépatite B, pneumocoque Obligatoires depuis 2018
Rougeole, oreillons, rubéole Obligatoires depuis 2018
Méningocoques ACWY (remplace le méningocoque C) et méningocoque B Obligatoires pour les nourrissons depuis le 1er janvier 2025

Le calendrier précis (âge de chaque injection, rappels, rattrapage) est fixé chaque année par les autorités de santé. Par exemple, pour la diphtérie, l’Assurance maladie indique deux injections chez le nourrisson, à 2 mois et à 4 mois, puis un rappel à 11 mois. Votre médecin ou la PMI vous indique les dates adaptées à votre enfant.

Pourquoi vaccine-t-on les bébés si tôt ?

Les maladies ciblées par ces vaccins peuvent être graves chez le tout-petit : certaines infections, comme la coqueluche ou les méningites, peuvent être particulièrement sévères chez un nourrisson. Vacciner tôt permet de protéger l’enfant avant l’âge où il risque le plus d’être exposé, notamment lors de l’entrée en collectivité.

La vaccination a aussi une dimension collective. Un bébé trop jeune pour être vacciné, ou un enfant qui ne peut pas l’être pour raison médicale, est mieux protégé lorsque son entourage l’est.

Pour limiter le nombre de rendez-vous, les injections sont en général réalisées lors des examens de santé du nourrisson. Il en existe 13 entre la naissance et 2 ans, tous pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Chaque vaccin réalisé est inscrit dans le carnet de santé de votre bébé, qui sert ensuite de justificatif.

Hexavalent, pentavalent : que contiennent les vaccins combinés ?

Les termes « pentavalent » ou « hexavalent » désignent le nombre de maladies contre lesquelles protège un même vaccin : cinq pour un pentavalent, six pour un hexavalent. L’hexavalent utilisé chez le nourrisson associe la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae de type b et l’hépatite B.

L’intérêt de ces vaccins combinés est pratique : une seule injection au lieu de plusieurs, pour une protection équivalente. Certains parents aimeraient « séparer » les valences, par exemple pour ne faire que le DTP. Depuis l’élargissement de l’obligation, cette question se pose moins, puisque les valences de l’hexavalent font toutes partie des vaccins obligatoires. Si vous avez une interrogation sur une formule précise ou sur sa disponibilité, votre pharmacien et votre médecin sont les mieux placés pour vous répondre.

Que se passe-t-il pour la crèche si bébé n’est pas vacciné ?

Les vaccins obligatoires conditionnent l’accueil en collectivité. Une justification doit être fournie lors de l’admission dans une crèche, une garderie, une école ou une autre collectivité d’enfants. Un bébé peut être accueilli en collectivité à partir de 2 mois, à condition d’avoir reçu les vaccins obligatoires prévus pour son âge.

Il existe des contre-indications médicales à certains vaccins. Elles sont appréciées au cas par cas par le professionnel de santé, et c’est à lui de les attester, pas aux parents. Si votre enfant a un retard de vaccination, parlez-en rapidement au médecin : un rattrapage est généralement possible. Pour préparer sereinement l’entrée en collectivité, anticipez :

  1. Vérifiez dans le carnet de santé que les vaccins de votre enfant sont à jour pour son âge.
  2. Prenez rendez-vous suffisamment tôt avant la date d’entrée à la crèche ou chez l’assistante maternelle.
  3. Demandez à la structure quel justificatif elle attend (copie des pages vaccins du carnet, certificat).
  4. En cas de situation médicale particulière, demandez un document écrit à votre médecin.

Pour organiser cette étape, notre article sur l’adaptation en crèche vous donne des repères pratiques.

Comment parler de ses doutes sur les vaccins avec le médecin ?

Hésiter ne fait pas de vous un mauvais parent. Les inquiétudes les plus fréquentes portent sur les effets indésirables, les adjuvants, le nombre d’injections ou l’âge précoce de la vaccination. Plutôt que de rester seul avec ces questions, notez-les avant la consultation et posez-les une par une :

  • Contre quelles maladies protège chaque injection prévue aujourd’hui ?
  • Quelles réactions sont possibles après le vaccin, et que faire si elles surviennent ?
  • Mon enfant a-t-il une particularité de santé qui justifie une précaution ?
  • Que se passe-t-il si l’on décale une injection ?

Après une vaccination, les réactions les plus courantes sont locales et passagères (rougeur ou douleur au point d’injection), parfois accompagnées de fièvre. Demandez au médecin la conduite à tenir et ne donnez aucun médicament sans son avis. Si votre bébé a de la fièvre et que vous ne savez pas comment réagir, notre guide sur la fièvre du bébé vous indique quand consulter.

Méfiez-vous enfin des témoignages isolés et des contenus alarmistes non sourcés. Pour vérifier une information, privilégiez les sites officiels comme ceux de l’Assurance maladie, de Vaccination Info Service ou de Santé publique France.

Questions fréquentes

Combien de vaccins sont obligatoires pour un bébé en France ?

Selon l’Assurance maladie, 13 vaccins sont obligatoires chez le nourrisson depuis janvier 2025. Ils protègent notamment contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’hépatite B, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons, la rubéole et les méningocoques B et ACWY. Le calendrier précis est indiqué par votre médecin.

Peut-on refuser les vaccins de bébé ?

Les vaccins obligatoires conditionnent l’admission en crèche, à l’école et dans les autres collectivités d’enfants. Seule une contre-indication médicale, appréciée par un professionnel de santé, justifie de ne pas faire un vaccin. Si vous avez des doutes, discutez-en ouvertement avec votre médecin ou la PMI.

À quel âge bébé reçoit-il ses premiers vaccins ?

Les premières injections se font à partir de 2 mois, puis d’autres suivent au fil de la première année, avec des rappels. Elles ont lieu le plus souvent lors des examens de suivi du nourrisson. Le carnet de santé récapitule les vaccins faits et à venir.

Qu’est-ce qu’un vaccin hexavalent ?

C’est un vaccin combiné qui protège contre six maladies en une seule injection : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, Haemophilus influenzae de type b et hépatite B. Il réduit le nombre de piqûres. Ces six valences font toutes partie des vaccins obligatoires.

Les vaccins de bébé sont-ils remboursés ?

Les 13 examens de santé prévus entre la naissance et 2 ans, au cours desquels les vaccins sont souvent réalisés, sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Pour le remboursement des vaccins eux-mêmes, renseignez-vous auprès de votre caisse ou de la PMI, où la vaccination peut aussi être réalisée.

Mariana Anghjulina

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